Europe Ile de France

L'Europe de la santé au service des patients
Une conférence sur l'Europe de la santé au service des patients a été organisée dans le
cadre de la Présidence française les 13 et 14 octobre à l'Institut Pasteur de Paris.
Les débats, qui ont réuni près de 400 personnes, ont mis en évidence la valeur
ajoutée de l'Europe sur les questions de santé et ont permis de confronter les avancées qui ont eu lieu dans ce domaine.
L'Europe et les maladies rares, dites, « orphelines »
Pour ces malades et leurs familles, l'Europe apparaît comme un espoir. Un symposium s'est tenu en Octobre et des pistes prometteuses se dégagent : collaboration des équipes, mise en commun des moyens, en particulier des bases de données, diagnostic et traitement, ce qui ne peut qu'accélerer les progrès scientifiques . Ainsi se mettrait en place un travail en réseau au niveau de l'Europe fournissant un meilleur accompagnement pour les maades et leurs familles souvent isolées.
Extrait d'un communiqué de l'Association : » Alliance maladies rares »
N. Sarkozy, président de l'Eurogroupe jusqu'en 2010 ? ...
Alors que la Maison Blanche annonce la tenue d’une première conférence internationale sur la refonte du système financier le 15 novembre, l’Elysée laisse filtrer une rumeur selon laquelle Nicolas Sarkozy se verrait présider la zone euro pendant la crise.
Voilà qui suscite bien des inquiétudes chez nos partenaires qui voient d'un mauvais oeil la présidence de l'Eurogroupe exercée par un chef d'Etat. Les Tchéques apprécient encore moins. Ainsi, le ministre tchèque des Affaires étrangères Alexandr Vondra a fait savoir le 23 octobre que la République tchèque entend exercer pleinement sa présidence du Conseil de l'Union européenne et ne pas être « court-circuitée » par une présidence parallèle. Cette réaction fait suite aux propositions de Nicolas Sarkozy de renforcer la zone euro en la dotant d'un gouvernement économique, interprétées par certains comme une tentative pour prolonger la présidence française au-delà de 2008. On ne peut pas changer les règles du jeu formelles sans que tout le monde soit d'accord a souligné M. Vondra. », ou en termes moins élégants : N.Sarkozy veut siphonner la présidence tchèque de l'Union.
Il est vrai que beaucoup d'européens sont inquiets de voir la présidence de l'UE exercée par un chef d'Etat aussi eurosceptique, pro-américain, réfractaire à l'euro et qui juge que la présidence européenne est une chose sans importance bien que M. Vondra ait affirmé que la République tchèque était prête à remplir le rôle de modérateur de l'UE pour lequel elle s'est d'ailleurs préparée depuis longtemps
....et nouvel homme fort de l'Europe ( A.Adler, Le Figaro)
Le président français et Gordon Brown se sont de nouveau rencontrés pour la 4ème fois en en un mois afin de préparer le sommet européen du 7 Novembre, et celui du G20 du 15 du même mois. Encore une conséquence inattendue ( positive ? ) de la crise : le milieu financier anglais commence à regarder l'euro d'un oeil plus bienveillant. Le couple franco-allemand serait-il maintenant remplacé par l'axe Paris-Londres ?
Travail intérimaire en Europe, fin de la discrimination .. ou une avancée vers une Europe plus « sociale »
Le Parlement européen a approuvé le 22 octobre une législation garantissant aux travailleurs intérimaires des droits égaux en termes d’heures de travail, de salaires et de vacances par rapport aux autres travailleurs. Il a ainsi mis fin à une bataille législative de six ans. Entreprises comme syndicats ont salué l’accord, qui est, selon eux, un bon compromis entre besoins sociaux et besoins économiques.
Un peu d'histoire :
En 2002, la Commission européenne a présenté une proposition afin de garantir les mêmes droits aux trois millions de travailleurs intérimaires dans l’UE. Ces mesures devaient s’appliquer après six semaines d’embauche.
Le Parlement européen a rejeté le texte à une large majorité en première lecture, en novembre 2002, et a demandé à la Commission et aux Etats membres de garantir les mêmes droits pour les intérimaires dès leur premier jour d’embauche.
Les négociations sur ce texte sont restées bloquées au Conseil pendant six ans, essentiellement à cause de l’opposition du Royaume-Uni; le gouvernement et les entreprises redoutant que cette législation ne nuise à leur marché du travail très déréglementé, avec 1,4 million d’intérimaires.
En mai 2008, le gouvernement britannique a finalement trouvé un accord avec les partenaires sociaux pour soutenir la
directive, le Royaume-Uni bénéficiant d’un opt-out ( un de plus ! ) sur l’application des droits (après 12 semaines d’embauche et non 6, )
Récession « technique » ou pas, c'est le terme « récession » qui convient:
La Commisssion européenne a annoncé prévoir une croissance nulle en France l'an prochain, avec un déficit à 3,5%, bien au-delà de la limite de 3% autorisée. Et malgré une légère reprise de l'économie en 2010 (0,8% de croissance), le déficit public continuerait de se creuser pour atteindre 3,8 points de PIB, alors que le gouvernement a pour objectif 2,5% de croissance et un déficit réduit à 2,0 points de PIB.
Si les nouvelles prévisions de Bruxelles sur la croissance de la France ne sont pas brillantes, elles s'inscrivent toutefois dans la moyenne de la zone euro (0,1% en 2009) et restent comparables à celles de ses principaux partenaires européens.
Les anticipations de déficit sont nettement moins satisfaisantes.
Alors que la plupart des grandes économies de l'UE resteraient en deçà de la limite autorisée des 3 points de PIB, le déficit français s'envolerait et la France serait le seul pays de la zone euro, avec l'Irlande, à franchir la ligne jaune.
Après avoir martelé pendant des mois que, malgré la crise financière et ses répercussions sur les finances publiques, la France ferait tout pour tenir ses engagements européens, François Fillon a fini par admettre qu'elle s'écarterait des critères de Maastricht l'an prochain.
"On aura un peu plus de déficit (...) L'important, évidemment, c'est de ne pas aller beaucoup au-delà des 3%", a-t-il lâché.
Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Joaquin Almunia a prévenu lundi que si les prévisions de ses services concernant la France se vérifiaient "il y aura à un certain moment la nécessité des mesures additionnelles" après le rappel à l'ordre déjà adressé à Paris fin mai. ( AFP du 04-11-08)
Une note optimiste : la situation devrait s'améliorer, côté inflation
Conférence européenne sur l'intégration à Vichy organisée par B.Hortefeux, dans le cadre de la présidence française.
L'UE s'est dotée d'une "boîte à outils" pour favoriser l'intégration des migrants tandis que le ministre de l'Immigration l'a complétée, pour la France, avec un calendrier d'"initiatives" allant
de la connaissance de la langue à celle de la Marseillaise.
Pour Brice Hortefeux, l'idée était "simple": je suis responsable, a-t-il dit devant la presse, d'une balance qui a deux plateaux. Avec le pacte sur l'immigration, nous avons voulu maîtriser l'immigration légale; avec cette conférence, nous voulons réussir l'intégration des immigrés légaux
Mais, encore plus que le sujet, c'est le lieu choisi, pour le moins discutable, si ce n'est « provoc » qui suscite la polémique en France, tout en laissant les 26 autres états indifférents ! (Revue de presse de Toute l'europe du 3-11)
Sources : Agence AFP, Lettre « oui à l'Europe », Eur'activ », Le Figaro .. et divers propos qui n'engagent que leur auteur
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