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Europe-Modem 78

QUI SOMMES-NOUS ?
 
Un groupe d'hommes et de femmes d'horizons différents, mais tous motivés par l'Europe, conscients que tout ce qui concerne la France concerne l'Europe et donc nous concerne tous !
 
Pour la plupart, nous sommes adhérents Modem mais nous souhaitons vivement regrouper autour de nous tous ceux qui sont animés de cette même motivation.
 
Sauf périodes particulièrement chargées comme celles que nous allons vivre et commençons à vivre avec les échéances électorales actuelles, nous nous réunissons en moyenne une fois par mois à Versailles.
 
NOTRE OBJECTIF:
 
Etre un espace citoyen réfléchissant aux questions qui concernent l'Europe à tous les niveaux :
institutionnel, économique, culturel, chacun selon ses compétences.
 
Concrétiser cette réflexion par des actions ponctuelles : organisation de café-débats, de dîners-débats, participation à d'autres groupes de travail partageant cette même passion.
 
QUI CONTACTER? :
 
Pierre Le Guerinel : Président de la Fédération Modem 78 : leguerinel69@yahoo.fr
Viviane Boussier : Coordinatrice du groupe Europe: viviane.boussier@free.fr
06 75 12 39 90
Mardi 10 février 2009

Affaires Étrangères

 
L’UE et la Chine sont d’accord pour reprogrammer le sommet annulé

Au cours de la rencontre entre le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, et le président de la Commission, José Manuel Barroso, vendredi dernier (30 janvier), il est apparu que le sommet UE-Chine aura lieu dans l’année. Les deux parties cherchent en effet à restaurer leurs relations et à lutter contre la crise financière mondiale.

 

Élargissement et pays voisins

 
Entretien : la Suisse face à un vote européen risqué

Lors du vote du dimanche 8 février, les Suisses décideront s'ils autorisent ou non les Bulgares et les Roumains à travailler librement en Suisse. Toutefois, le pays alpin risque de se retrouver dans une situation « délicate » vis-à-vis de l'UE si le résultat se révèle négatif. C'est ce qu'a déclaré dans un entretien à EurActiv Jacques de Watteville, ambassadeur suisse auprès de l'UE.

Le vote de ce dimanche déterminera si le marché du travail suisse sera ouvert à la Bulgarie et la Roumanie. Ce privilège n’a jusqu’à présent était conféré qu’aux vingt cinq anciens États membres.

Jacques de Wattewille a expliqué que ce qui était en jeu n’était ni plus ni moins que les fondements sous-tendant les relations entre Berne et Bruxelles. En effet, conformément à la « clause guillotine », négociée en 1999, en cas de résultat négatif, un certain nombre d’accords commerciaux relatifs à la libre circulation prendraient automatiquement fin.

 

La Roumanie résout le conflit de l'île des Serpents qui l'opposait à l'Ukraine

La Roumanie et l'Ukraine ont résolu un différend frontalier vieux de quarante ans relatif à une zone de la mer Noire riche en gaz et en pétrole : la Cour internationale de Justice de l'ONU a tranché le 3 février fortement en faveur de l'île des Serpents. Selon le représentant de la Roumanie à la Cour de la Haye, Bogdan Aurescu, la décison se révèle avantageuse aussi bien pour l’Ukraine que pour la Roumanie. En savoir plus : http://www.euractiv.com/fr/elargissement/roumanie-resout-conflit-ile-serpents-opposait-ukraine/article-179143

Sur le différend qui oppose ces deux états à propos de cette île, voir le lien :

http://www.romandie.com/infos/news2/090203125838.4ow71snt.asp

 

La Bosnie penche vers la partition ethnique

Les trois partis nationalistes de Bosnie-et-Herzégovine ont signé un accord qui, selon la presse locale, pourrait indiquer la partition du pays. En savoir plus : http://www.euractiv.com/fr/elargissement/bosnie-penche-partition-ethnique/article-179051

 

Économie et euro

 
L’UE maintient les taux directeurs, la BCE les diminue au plus bas

La Banque centrale européenne a décidé le 5 janvier de maintenir son taux directeur à 2 %, comme cela avait été largement anticipé, mais a fait allusion à une nouvelle baisse en mars. Dans le même temps, la Bank of England (BoE) a diminué son taux d’intérêt de référence de 1,5 % à 1 %, le plus bas depuis la fondation de la banque en 1964.

Toutefois, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet n’a pas exclu de prendre des mesures supplémentaires dans un futur proche. Lors d’une conférence de presse à Francfort le 5 février, il a déclaré que « 2 % n’est pas le niveau le plus bas que nous aurions décidé d’appliquer » et qu’il n'exclut pas une baisse des taux lors de la prochaine réunion en mars.

M. Trichet a également renouvelé son opposition à ce qu’il définit comme une « trappe à liquidité », c’est-à-dire une baisse des taux d’intérêts à 0 %, comme on a pu le voir au Japon. Zéro pour cent "n'est pas quelque chose que nous considérons comme approprié pour le moment", a déclaré le président de la BCE.

Commerce et industrie

 
Obama reconsidère la clause « Buy american »

Une nouvelle guerre commerciale transatlantique n’est pas à l’ordre du jour. En effet, le président américain Barack Obama a indiqué  le 3 février qu’il ne souhaitait pas introduire dans le plan de relance américain des mesures qui iraient à l’encontre des règles de l’OMC

 

Environnement

 
Le monde va vers une « banqueroute de l’eau « 

La pérennité de la  croissance économique, la sécurité humaine et la stabilité politique des vingt prochaines années dépendent de la gestion des ressources en eau, a averti le Forum économique mondial dans un rapport demandant aux gouvernements et aux entreprises de réagir à la sous facturation, au gaspillage et à l’utilisation excessive d’eau.

 

Traité et institutions de l’UE

 
Traité de Lisbonne : soutien croissant en Irlande

La plupart des Irlandais s’attendent à ce qu’un deuxième référendum sur le traité de Lisbonne ait un résultat positif, selon un sondage du 30 janvier.

Selon près de 60% des personnes interrogées par l’institut Lansdowne, l’Irlande adopterait un deuxième référendum sur le traité de Lisbonne cette année. 61 % d’entre elles ont indiqué qu’elles étaient préoccupées par le fait que leur pays perde son statut en Europe.

 

Énergie: approvisionnement

 
Un ancien ministre ukrainien émet un avertissement sévère à l’encontre de la Russie

L’Europe commet une grave erreur en comptant fortement sur la Russie comme source d’approvisionnement en gaz. C’est ce qu’a déclaré l’ancien ministre ukrainien aux Affaires étrangères, Boris Tarasyuk, dans un entretien à EurActiv Slovaquie.

La récente crise gazière, qui a eu pour conséquence l’interruption complète en début d’année des approvisionnements à destination de l’Europe et à la suite de laquelle les capitales européennes se sont démenées pour élaborer une réponse cohérente, était « intentionnellement déclenchée par la Russie […] pour discréditer l’Ukraine », a-t-il déclaré.

L’influence de Moscou à cet égard constitue une « menace réelle, concrète, pour des millions de personnes en Europe », a-t-il ajouté, soulignant que Kiev ne peut pas « mettre en œuvre les obligations contractuelles des Russes » pour livrer le gaz au système de transport ukrainien.

« Au lieu de chercher d’autres routes depuis la Russie, l’Union européenne doit chercher d’autres possibilités», a déclaré M. Tarasyuk, qui préside la commission parlementaire de son pays sur l’intégration européenne. « Ne sous-estimez pas l’Ukraine. Notre système de transport peut acheminer bien plus de gaz qu’il ne le fait à présent », a-t-il indiqué.

Soulignant la fiabilité de l’Ukraine en tant que partenaire de transit, l’ancien diplomate a rappelé que Kiev avait aidé l’UE de manière efficace en lui fournissant ses propres ressources pendant six jours, au plus fort de la crise gazière. « Nous devrions construire un  nouveau gazoduc depuis l’Asie centrale via la région caspienne, la mer Noire et l’Ukraine vers l’UE » pour compléter Nabucco, a-t-il expliqué. « Je recommanderais à l’UE de se concentrer sur les routes d’approvisionnement gazier qui ne dépendent pas de la Russie », a déclaré le député, citant le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan comme fournisseurs éventuels à l’avenir.

En ce qui concerne l’UE, M. Tarasyuk s’attend à ce que des négociations aient lieu cette année afin de finaliser un nouvel « accord d’association » similaire à celui qui a conduit la Slovaquie dans l’Union.

Enfin, l’ancien diplomate a admis que la politique ukrainienne traverse une période difficile. « Nous avons des problèmes de personnalités. Mais le déroulement général reste tel qu’il a été défini par la Révolution orange. Donc je suis optimiste », a-t-il conclu.

Sources  : Euractiv - 

 

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Mardi 3 février 2009

Obama : sa position sur le système anti-missile bloque la ratification tchèque du traité de Lisbonne

La décision du président américain Barack Obama de prendre du recul par rapport au plan de la précédente administration, qui visait à développer un système de missiles anti-balistiques en Europe de l’Est, bloque la ratification du traité de Lisbonne par le Parlement tchèque, ont indiqué des analystes à EurActiv. 

Élargissement et pays voisins

 

L’UE joue la carte de l’Islande pour soutenir le traité de Lisbonne

Alors que les tentatives d’adhésion de la Croatie à l’UE continuent de stagner, Bruxelles a indiqué qu’elle était ouverte à l’adhésion de l’Islande. La candidature du pays arctique lui permettrait de modifier le traité de Lisbonne, comme promis à l’Irlande, en vue d’obtenir un résultat positif au second référendum, prévu pour octobre.

L’Islande adhérera de manière accélérée à l’Union européenne si son gouvernement fait acte de candidature cette année, selon un représentant officiel de haut niveau de Bruxelles, cité dans trois quotidiens britanniques majeurs du 30 janvier. 

 

La Slovénie menace de mettre un terme aux espoirs européens de la Croatie

La Slovénie pourrait complètement bloquer l’adhésion de la Croatie dans l’UE si aucun progrès n’est rapidement réalisé quant à l’ancien différend frontalier entre les deux voisins des Balkans. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Affaires étrangères slovène à l’édition allemande du Financial Times.

Changement climatique

 

Des experts de Davos appellent à associer de manière multilatérale l’économie et le climat

2009 représente une opportunité diplomatique pour les gouvernements des principales économies de mobiliser une collaboration public-privé sans précédent afin de lutter contre le changement climatique dans le cadre plus large de l’agenda de la croissance économique. C’est ce qu’on déclaré le 29 janvier les participants au Forum économique mondial.

 

Rapport : échapper au désastre climatique, c’est abordable

Il est possible de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C, pour un coût total de moins de 1 % du PIB mondial, si des actions sont rapidement prises dans différents secteurs. C’est ce que montre une étude publiée hier (26 janvier) par l’entreprise McKinsey.

Il souligne néanmoins qu’une action immédiate et transversale est un pré requis pour parvenir aux réductions nécessaires, car avec chaque année supplémentaire, les émissions augmenteront et l’économie s’enfoncera dans la voie de la haute consommation de carbone pour l’avenir. 

  

Économie et euro

 

Économie : à Davos, Poutine se moque des Etats-Unis

Alors que le président américain Barack Obama a gagné l’approbation pour un plan de relance économique géant de 825 milliards de dollars, le Premier ministre russe Vladimir Poutine, prenant la parole à Davos, s’est moqué des délégués américains, qui, il y a une année, avaient souligné la stabilité fondamentale et les perspectives claires de l’économie américaine.

 

Élections européennes

 

Entretien : les eurosceptiques ne gagneront pas du terrain lors des élections européennes

Un des plus jeunes eurodéputés du Parlement européen, le libéral allemand Alexander Alvaro, a indiqué dans un entretien à EurActiv que les eurosceptiques vont essayer de gagner du terrain lors des élections du mois de juin prochain mais qu’ils n’y parviendront pas « pas parce qu’en temps de crise, les électeurs ne souhaitent pas tenter de nouvelles expériences ».

Prenant acte des résultats des élections du Land de Hesse la semaine dernière, au cours desquelles les eurosceptiques d’extrême gauche n’ont amélioré leur score que de 0,2 %, M. Alvaro a déclaré que les vues nationalistes de droite et de gauche seront passagères. Mais il concède qu’elles alimenteront le débat et mèneront plus de personnes aux urnes. 

 

Sources  : Euractiv - 

 

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Mardi 20 janvier 2009

Économie et Euro

 

Le Parlement discute des nouvelles adhésions alors que l’euro fête ses 10 ans

Le13 janvier, l’élargissement potentiel de la zone euro à des pays traditionnellement sceptiques, tel que le Royaume-Uni, ont suscité des débats au Parlement européen au cours des célébrations du 10ème anniversaire de la monnaie commune européenne.

Le dixième anniversaire de l’euro offre une opportunité parfaite de rouvrir le débat sur la question de savoir si l’avenir économique britannique à long terme réside dans l’adhésion à l’eurozone, et il semble que ce soit le cas. C’est ce qu’a indiqué Richard Corbett, leader suppléant de la délégation du parti travailliste au Parlement européen, lors d’une conférence de presse à Strasbourg mardi (13 janvier).

 

La confiance de l'UE chute dans le contexte de morosité économique

La confiance des entreprises et des consommateurs a chuté dans toute l’Europe en raison des chiffres indiquant une hausse du chômage et confirmant la récession qui ébranle l’Europe. C'est ce qu'ont montré les dernières données publiées par la Commission européenne.

 

Élections européennes 2009

 

Les conservateurs britanniques du PPE-DE : resteront, resteront pas?

Un des combats politiques européens les plus marquants se déroule actuellement au Royaume-Uni où le parti conservateur est confronté à un conflit interne sur la question de savoir s' il devrait se diviser de son groupe au Parlement européen, le PPE-DE, à la suite des élections européennes de juin.

Science et recherche

 

Étude : les Européens plus ouverts aux nanotechnologies que les Américains

Les nanotechnologies mettent à l'épreuve les valeurs traditionnelles des Américains, alors que les Européens, plus laïques, expriment en règle générale plus de soutien à l'égard de cette technologie, a indiqué un rapport. 

 

Énergie

 
Moscou et Kiev organisent des sommets du gaz concurrents

Dix jours après que 18 Etats membres de l’UE ont commencé à subir des pénuries de gaz, Moscou et Kiev préparent des sommets concurrents avec des leaders européens lors du week-end, alors que l’UE lutte pour coordonner sa réponse en matière de politique étrangère.

Le14 janvier, les Premiers ministres bulgares et slovaques sont rentrés de Moscou les mains vides, à la suite de ce qui semble être une tentative mal coordonnée de sécuriser les approvisionnements en gaz. Quant au président de la Commission José Manuel Barroso, il a mis en garde la Russie contre une éventuelle action juridique.

Au cours d’une rencontre avec ses collègues lui rendant visite sur son invitation, selon ses dires, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a de nouveau accusé l’Ukraine de bloquer le transit du gaz sur son territoire, et a suggéré que la Commission européenne augmente la pression sur Kiev afin de résoudre la crise. Zinaida Greceani, Premier ministre de la Moldavie, pays non membre de l’UE, a également participé à la réunion conjointe.

Le président ukrainien Viktor Yuschenko a appelé à un sommet des dirigeants d’Europe de l’Est à Kiev le 16 janvier, afin de coordonner leurs positions. Un porte-parole a indiqué que cinq dirigeants devraient s’y rendre, mais il n’a cité que le président Polonais Lech Kaczynski et son homologue lituanien Valdas Adamkus.

Parallèlement, Le président russe Dmitri Medvedev devait accueillir le 17 janvier à Moscou un sommet international avec des pays consommateurs et des pays de transit pour discuter de la stabilité de l’approvisionnement du gaz destiné à l’Europe. Finalement…

 

… Accord gazier entre la Russie et l’Ukraine

La Commission européenne a réagi prudemment par rapport à l’accord conclu entre le Premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainienne Yulia Timoschenko samedi soir (17 janvier), indiquant que la crise ne sera pas résolue tant que les approvisionnements destinés à l’Europe n’auront pas repris.Martin Riman, ministre tchèque du Commerce et de l’industrie a déclaré à Moscou ce matin qu’il saluait les progrès effectués par les représentants de la Fédération de Russie et de l’Ukraine dans leurs négociations, mais qu’il demeurait réaliste.

Il a ajouté que la seule chose qui compte pour l’UE est la reprise des approvisionnements en gaz et qu’actuellement, on ne sait pas clairement quand elle aura lieu.

 

Priorités et Opinion dans l’UE

 

Traité de Lisbonne : la bourde du Premier ministre tchèque

Le 14 janvier, présentant les priorités de la présidence tchèque au Parlement européen, Mirek Topolanek, le Premier ministre tchèque et actuel président de l’UE, a provoqué un tollé lorsqu’il a laissé entendre que l’actuel traité de Nice était meilleur que le traité de Lisbonne, pour lequel les dirigeants de l’UE se démènent afin de le faire adopter.

Lors de son discours, M. Topolanek a fait quelques blagues, dont quelques-unes ont jeté la confusion. Le traité de Lisbonne est en fait un document de qualité moyenne, a-t-il indiqué. « Je crois que ce traité est ‘un peu pire’ que le traité de Nice » et un peu meilleur que le futur traité a-t-il déclaré.

Les eurodéputés ont réagi avec colère à la déclaration, mais M. Topolanek a expliqué par la suite qu’en proférant ses paroles, il avait paraphrasé une maxime tchèque selon laquelle « cette année sera une année moyenne, ‘un peu pire’ que la précédente et un peu meilleure que la suivante ».

Il a ensuite insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une blague, soulignant par la suite que le traité de Lisbonne n’est pas un mantra.

Si un référendum sur le traité de Lisbonne devait être tenu en République tchèque, selon toutes les indications, il ne devrait pas passer, selon M. Topolanek. Il est nécessaire de trouver une solution qu’une majorité d’Irlandais pourront accepter, a-t-il souligné, se référant au second référendum qui devrait être organisé en Irlande.

 

« L’année de tous les dangers »: des directeurs généraux envisagent 2009

Interrogés par EurActiv sur leurs espoirs pour la nouvelle année, les directeurs généraux de la Commission européenne ont averti que le chemin sera semé d’embûches et d’épreuves. Ils ont toutefois exprimé leur détermination à en faire plus pour soutenir l’administration du président de la Commission José Manuel Barroso au cours de la dernière année de son mandat.

2009 devrait être « l’année de tous les dangers », a prévenu David O'Sullivan, le directeur général de la Commission responsable du commerce, citant notamment la débâcle économique, l’augmentation du chômage, la crise des finances publiques et l’accroissement potentiel du mécontentement social.

« Mais il y a une lueur d’espoir », a déclaré M. O'Sullivan. Les politiques publiques auront du pain sur la planche pour répondre à la situation, mais si les Etats membres se tiennent à leurs engagements de coordonner leurs réactions économiques à la crise, le plan de relance portera ses fruits, a-t-il indiqué.

 

 

Entretien : l’Europe doit prouver sa valeur à Obama

L’actuelle « constellation » de leaders européens donne au prochain président des Etats-Unis Barack Obama une « chance unique » de renforcer les relations entre l’UE et les Etats-Unis, mais l’Europe doit en retour « montrer à Obama qu’il peut être un partenaire efficace ». C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EurActiv Fred Kempe, président du Conseil Atlantique des Etats-Unis, un éminent think tank de Washington.

M. Kempe a clairement laissé entendre que les défis politiques concrets qu’attendent M. Obama l’emportent de loin sur les attentes internationales majeures par rapport à sa présidence. Il a en outre souligné qu’aucun autre président américain depuis la Deuxième Guerre mondiale n’est entré en fonction « avec une liste aussi impressionnante de défis en matière de politiques nationale et étrangère ». 

En outre,  M. Obama dispose, en raison de la crise financière, « de ressources et d’une marge de manœuvre limitées » sur les questions internationales, ce qui signifie qu’il pourrait, au cours des premiers mois de son mandat, se concentrer tout d’abord sur des questions nationales. « Adopter un plan de relance pour lutter contre les dangers du chômage, l’inflation et une récession à long terme seront ses premiers défis », a insisté M. Kempe. 

Le président du Conseil atlantique a toutefois confiance en l’engagement positif d’Obama envers l’Europe, notant que « la constellation des dirigeants est bonne » en Europe pour que M.Obama « améliore des relations qui stagnent avec l’Allemagne », et développe une « relation étroite avec la France ». 

Selon M. Kempe, le cabinet de M. Obama sera subtil dans ses relations avec l’Europe, soulignant que le nouveau conseiller en matière de sécurité nationale, Jim Jones, « connaît l’Europe, parle couramment le français et a travaillé étroitement avec tous les principaux pays lorsqu’il assumait la fonction de commandant suprême des forces alliées en Europe ». En outre, la prochaine secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, « amènera avec elle quelque-uns des meilleurs penseurs de Washington sur les questions européennes ». « Ainsi, le gouvernement sera suffisamment familier avec l’Europe ». 

 

Commerce et industrie

 
Le Parlement ouvre la voie à un marché unique européen de la défense

Les observateurs espèrent que les nouvelles règles européennes ouvrant les marchés publics nationaux de la défense à tous les fournisseurs européens instaureront plus de transparence et de concurrence sur ce marché sensible. L’industrie craint toutefois que de telles mesures nuisent à l’investissement dans la R&D.

Le 14 janvier, le Parlement européen a adopté une nouvelle législation établissant une procédure européenne coordonnée pour les marchés publics en matière d’équipements de la défense et de la sécurité. La directive inclut également des aspects qui ne sont pas militaires.

Elle couvre en effet tous les marchés publics de services conclus entre les opérateurs de l’UE avec un seuil minimal de 412 000 euros pour les marchés de fournitures et de services et de 5,15 millions pour les marchés de travaux. Elle ne s’applique pas aux marchés de renseignement et aux marchés hors UE.

Europe Sociale

 
Les eurodéputés font pression en faveur d’un dialogue structuré avec les citoyens européens

Le 13 janvier, le Parlement européen a adopté à une large majorité un rapport appelant à un dialogue civil structuré entre les institutions européennes et la société civile.

 

Élargissement et pays voisins

 
Une enquête sur des laïcs attise les tensions en Turquie

Les dernières vagues d’arrestations de membres présumés d’Ergenekon, une mystérieuse organisation proche des milieux militaires sécularistes, a attisé de nouvelles tensions en Turquie dans un contexte de manifestations grecques dénonçant la violation par la Turquie de l’espace aérien de la mer Egée. Reportage d’Euractiv Turquie.

La dernière série d’arrestations dimanche (11 janvier) a porté à 100 le nombre total de personnes suspectées d’être impliquées dans un complot laïc visant à renverser le gouvernement modérément islamiste de l’AKP. 

La police a déclaré qu’elle avait découvert une cache d’armes dans une forêt près d’Ankara, grâce à un croquis découvert chez un ancien chef des forces de police spéciales.

Selon EurActiv Turquie, les arrestations des dernières semaines ont révélé que des noms surprenants sont apparemment impliqués avec Ergenekon dans ce qui est largement considéré comme « l'affaire du siècle » dans le pays.

Parmi les personnes incarcérées figurent le Pr. Yalçin Küçük, ancien président du Higher Education Council (YÖK), le Pr. Kemal Gürüz, un ancien conseiller juridique de l’Etat major général, le président honoraire de la Cour d’appel Sabih Kanadoglu et quelques autres militaires de haut rang.

 

 

 

 

Viviane Boussier

 Sources  : Euractiv - 

 

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Samedi 3 janvier 2009

Dix ans après sa création, sept ans après son arrivée dans les poches des Européens, l’euro est bien souvent accusé de tous les maux accablant ses États membres : inflation galopante, gel des salaires, baisse de la compétitivité des entreprises, faillites et licenciements, hausse du chômage, augmentation de la misère, etc. Il est exact que le passage du franc à l'euro a conduit certains professionnels du commerce à "arrondir" leurs prix. Ce phénomène  a été observé dans tous les pays qui ont adopté l'euro.

Cependant des Etats qui n'ont pas accepté cette monnaie unique, comme la Suède ou le Royaume-Uni, connaissent également l'inflation.Ce phénomène s'explique en partie par la forte hausse des prix des matières premières entretenues par la forte croissance des pays émergents, Chine et Inde en particulier.

L'euro fort, par rapport au dollar, rend nos importations moins onéreuses, en particulier le pétrole, toujours réglé en dollars. Si l'euro était au même niveau que le dollar le baril à  1,40 dollars nous coûterait donc 1,40 euros, avec un euro à 1,6 dollars, il nous revient à 87,5 euros. La situation aurait été pire avec le franc puisque cette monnaie était fluctuante et parfois faible.

A contrario, nos exportations sont plus difficiles puisque plus chères; si on continue la comparaison, un euro à 1,60 dollars entraîne le produit exporté à 160 euros s'il est facturé à 100 euros. Cependant l'Allemagne, pour ne prendre que cet exemple, a conservé de bons résultats pour son commerce extérieur, alors que la France affiche toujours son déficit. La bonne santé économique d'un pays dépend moins de la politique monétaire que d'une politique innovante et compétitive. Ce déficit commercial français persistant aurait provoqué, si nous avions gardé  notre ancienne monnaie nationale, une grave crise du franc, avec son cortège de difficultés économiques

Mieux, l'euro facilite les échanges : échanges des hommes dans la mesure où les déplacements sont plus faciles, la monnaie unique dopant  le tourisme, échanges des marchandises car il n'y a plus de risques de dévaluation, ce qui rassure les petites et moyennes entrprises. Les européens ont oublié les dévaluations, les crises monétaires, les interventions de la Banque de France pour sauver  le franc. La monnaie unique, soutenue par la première puissance économique mondiale et la deuxième puissance monétaire mondiale - l'euro est en effet la deuxième monnaie de réserve mondiale - a évité une crise économique et finacière plus grave que celle que nous connaissons actuellement.

D'ailleurs, on remarque que les Etats n'ayant pas accepté l'euro commencent à réfléchir sérieusement : c’est le cas de l'Islande, proche de la faillite, après avoir été en 2007 le cinquième pays le plus riche du monde, du Danemark, de la Suède et même du Royaume-Uni, pourtant très sceptique et attaché à sa livre, qui a perdu 17% de sa valeur en quelques mois face à l'euro.

Les européens ont adopté leur monnaie. Peu de Français convertissent encore en francs dans leurs achats quotidiens, même s’ils continuent – de moins en moins - à penser en franc pour les gros achats.

Si quelques eurosceptiques continuent aujourd'hui à réclamer le retour au franc, c'est vraiment de la mauvaise foi !

La Slovaquie qui fête à grand bruit son entrée dans la zone euro a compris les avantages de la monnaie unique. Elle devient ainsi le seizième membre de l'UE à adopter cette monnaie, le premier pays de l'ex bloc soviétique et seulement cinq ans après son entrée dans l'UE. Les Slovaques devront vite s'habituer à leur nouvelle devise car leur ex couronne n'est valable que quinze jours !  Notons aussi de curieuses coïncidences : la Slovaquie entre dans la zone euro, alors  même que débute la présidence tchèque, dont le nouveau titulaire ne passe pas pour un europhile convaincu. Il aura en outre fort à faire pour se démarquer de la présidence française ! Rappelons qu’il y a encore 7 ans ces deux états – République tchèque et Slovaquie - ne faisaient qu'un - la Tchécoslovaquie - avant de  se séparer par la Révolution de velours, une des rares révolutions de notre histoire sans effusion de sang. Voilà qui illustre bien la devise européenne : « Unis dans la diversité ».

                                                                                    Viviane Boussier

 

 

 Sources : blog de Gilles Artigues et   les " Coulisses de Bruxelles "; article du journal «  La Croix »

 

http://www.la-croix.com/

 

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/

 

http://gillesartigues.free.fr/spip/

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Lundi 15 décembre 2008

PARTI DÉMOCRATE EUROPÉEN

 

DÉCLARATION DE PRINCIPES

 

 Bruxelles, le 5 décembre 2008

 

1-  Le Parti démocrate européen porte en Europe les valeurs du courant démocrate dans le monde.

 

 2-  Les valeurs démocratiques dans la société, fondées sur la dignité de la personne humaine, sont celles de la liberté, de la responsabilité et de la solidarité.

 

 3-  Liberté et responsabilité, c'est le choix d'une citoyenneté de plein exercice, par la liberté d'information, la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice, le respect scrupuleux du pluralisme, la protection des citoyens contre l'oppression politique, le poids des discriminations, la domination des seuls intérêts financiers.

 

 4-  Liberté et responsabilité, c'est le choix de l'état de droit, d'une économie d'initiative, régulée mais non dirigée par la puissance publique.

 

 5-  Solidarité, c'est le respect actif des obligations réciproques entre concitoyens, chances de promotion offertes à tous, et réduction continue des inégalités sociales et culturelles.

 

 6-  Solidarité, c'est le respect actif des obligations réciproques entre peuples, notamment des obligations des peuples les plus riches à l'endroit des peuples les plus pauvres et les plus exposés aux tragédiesde l'histoire et de la géographie.

 

 7-  Solidarité, c'est le respect actif des obligations entre générations, notamment en ce qui concerne le climat, le patrimoine naturel, l'eau.

 

 8-  Responsabilité et solidarité exigent donc la recherche d'une démocratie politique, portant un modèle de développement soutenable.

 

 9-  La défense de ces valeurs dans le monde ne peut s'envisager que dans le cadre d'un équilibre multipolaire.

 

 10- Dans cet équilibre, l'Union européenne, active et coopérative, doit être capable de s'exprimer d'une seule voix chaque fois que l'équilibre de la planète est en jeu, non seulement comme un des deux piliers de l'alliance atlantique, mais aussi comme acteur autonome et courageux dans le monde global.

 

 11- L'Union européenne est la condition même de notre avenir, comme pays et comme peuples qui comptent dans le monde. Elle est, en même temps, un modèle d'organisation qui peut se proposer à d'autrescontinents, à d'autres ensembles de pays sur la planète..

 

 12- La condition de l'avènement de l'Union européenne respectée et aimée, c'est la création d'un lien direct avec les peuples et les citoyens, qui permette un contrôle démocratique de son action et lui donne une vraie capacité politique
Par Ionut BIBAC - Publié dans : Evénements
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